Afrolepis
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 Description (mâle). Taille : 17 à 25 mm. Corps peu allongé, assez massif, ovalaire. Dessus brun plus ou moins foncé, à écaillure ronde, assez espacée, formant des motifs sur le pronotum.

 Clypéus important, à côtés arrondis et bord antérieur droit ou très légèrement sinué au milieu. Côtés relevés. Sillon clypéo-frontal fin. Ponctuation ronde, plus espacée sur le front. Pilosité de la tête avec un mélange de squamules et poils jaunes. Labre court, bilobé. Dernier article des palpes maxillaires aplati, dilaté. Antennes de 10 articles ; les III et IV égaux, peu allongés. Massue de 3 articles à peine ou plus longue que le funicule.

 Pronotum transverse, à côtés bien incurvés à partir du milieu, non ciliés ; angles antérieurs mousses ; bord antérieur non marginé, finement cilié ; ponctuation et pilosité réparties en plaques ; pilosité écailleuse formant des bandes parallèles aux côtés du pronotum. Ecusson important, apex arrondi, peu ponctué.

 Elytres élargis bien avant l’apex ; suture rebordée ; pas de côtes saillantes (quelquefois légèrement indiquées) ; calus huméraux et apicaux marqués ; ponctuation plus serrée que celle du pronotum, régulièrement répartie ; écaillure petite et ronde ; apex élytral très peu rentré ; une impression oblique part du calus huméral et va en s’effaçant vers le calus apical.

 Propygidium sans sillon médian. Pygidium pas plus long que large, à apex arrondi ou pointu. Métépisterne large, villeux. Métasternum villeux. Une petite apophyse mésosternale. Ventrites écailleux.

 Protibia bidenté généralement (unidenté chez pygidialis, fig. 555), les deux dents proches (fig. 556). Eperon interne court, situé au niveau de la dent médiane. Protarse court. Griffes bien courbées avec un petit denticule interne situé près de la base. Méso- et métatarse courts. Métafémur allongé. Métatibia allongé, étroit, non élargi à l’apex, avec une carène médiane oblique bien marquée chez congoensis (fig. 566) et peu marquée chez les autres espèces. Eperons apicaux inégaux.

 Femelle : Dimorphisme sexuel assez prononcé. Elle se distingue du mâle par les caractères suivants : Ecaillure du dessus plus forte. Massue antennaire courte. Labre plus allongé. Mandibules plus fortes. Pronotum plus transverse à côtés plus arqués. Dents du protibia plus fortes et éperon interne plus important. Métatibia plus fort à apex bien élargi. Eperons apicaux du métatibia avec l’interne dilaté. Taille plus importante, aspect plus massif (mâle : 17-20 mm, femelle : 22-25 mm en moyenne). La distinction des femelles des différentes espèces du genre est assez malaisée (voir clé ci-après).


5 espèces

Afrolepis Decelle, 1968 : 63 (nouveau nom pour Oligolepis Kolbe)

Afrolepis Decelle ; Decelle, 1969 : 78.

Oligolepis Kolbe in litt. ; Dalla Torre, 1912 : 178.

Oligolepis Kolbe, 1914 : 350 (n. g.).

Oligolepis = Stephanopholis ; Arrow, 1943 : 779 (nomen nudum and preocc.).

 Oligolepis Klb. ; Burgeon, 1946 : 348.

Oligolepis Kolbe ; Decelle, 1968 : 63 (nom preocc.) synonyme nouveau.

Espèce type : Afrolepis pygidialis (Brenske, 1903), désignée par Lepesme et Paulian, 1944 : 100.


    congoensis, mâle                            congoensis, femelle                        kiwuensis, paratype, mâle

     ivorensis, holotype, mâle                 ivorensis, paratype, femelle                        pygidialis, femelle

      pygidialis, mâle                                 unguicularis, mâle                           unguicularis, femelle    

Clé des espèces du genre Afrolepis (mâles, modifiée d’après Decelle, 1968)

1.  Ecailles du pygidium dressées (fig. 557) ; les deux bandes latérales du pronotum bien marquées, à écaillure forte et serrée ; dessus du corps velouté ; pygidium concave vers l’apex ; protibia mâle bidenté ; espèce du Cameroun   unguicularis (Brenske)

—  Ecailles du disque du pygidium couchées (fig. 558)   2

2.  Bandes latérales du pronotum peu nettes ; écaillure élytrale forte ; pygidium convexe vers l’apex ; protibia mâle bidenté ; Côte d’Ivoire, Ghana   ivorensis Decelle

—  Bandes latérales du pronotum nettes, à écaillure serrée ; écaillure élytrale fine   3

3.  Protibia mâle unidenté (fig. 555) ; apex du pygidium rétréci et pointu ; pygidium concave vers l’apex (fig. 564) ; teinte uniforme ; Cameroun, Centrafrique, Gabon   pygidialis (Brenske)

—  Protibia mâle bidenté (fig. 556) ; apex du pygidium large, assez droit ; pygidium convexe vers l’apex (fig. 565) ; tête, pronotum et écusson plus sombres   4

4.  Forme étroite ; petite taille (17-20 mm) ; clypéus court, à bord antérieur légèrement sinué ; dernier article des palpes maxillaires court et bien élargi (fig. 563) ; massue antennaire à peine plus longue que le funicule ; écaillure du disque du pronotum petite et ronde ; ponctuation de l’écusson rare, absente sur les côtés ; RDC Zaïre ; RPC Congo   congoensis (Moser)

—  Forme plus large ; plus grande taille (20-25 mm) ; clypéus allongé, à bord antérieur bien droit ; dernier article des palpes maxillaires allongé, peu ovalaire (fig. 562) ; massue antennaire plus longue que le funicule ; écaillure du disque du pronotum plus grande et ovalaire ; ponctuation de l’écusson plus abondante ; RDC Zaïre : Kivu   kivuensis Decelle

Clé des femelles du genre

1.- Ecailles du pygidium dressées ; dessus du corps velouté ; écaillure élytrale forte et serrée  unguicularis

— Ecailles du disque du pygidium couchées   2

2.- Bandes latérales du pronotum peu nettes ; écaillure du dessus forte et dense   ivorensis

— Bandes latérales du pronotum nettes, à écaillure plus dense ; écaillure élytrale fine et espacée   3

3.- Ecaillure élytrale très fine et bien espacée, peu visible ; pygidium plus étroit à sa base   pygidialis

— Ecaillure élytrale plus forte et serrée, bien visible ; pygidium plus élargi à sa base   congoensis, kivuensis