Byrsalepis
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 Description (mâle). Taille entre 15 et 20 mm. Corps peu allongé, assez massif (fig. 646). Dessus brun noir ou rougeâtre, à revêtement écailleux assez dense.

 Clypéus à côtés arrondis et bord antérieur bilobé (fig. 628). Sillon clypéo-frontal souligné. Tête à pilosité écailleuse dense, lancéolée, couchée. Labre court, bilobé (fig. 633). Dernier article des palpes maxillaires court et élargi (fig. 631). Antennes de 10 articles ; III et IV courts et égaux. Massue de 3 articles plus longs que le funicule (fig. 629).

 Pronotum peu transverse à côtés bien incurvés en partie antérieure, crénelés, sans cils latéraux ; angles antérieurs non saillants ; bord antérieur non marginé, cilié ; ponctuation forte et confluente mais laissant de larges plages lisses au milieu du disque ; écaillure ovalaire, dense, laissant toutefois une plage dénudée en partie centrale. Ecusson important, pas plus long que large, faiblement ponctué et écailleux (fig. 643).

 Elytres aplatis, larges, bien enveloppant, couvrant le propygidium et la base du pygidium ; suture rebordée ; côtes plus ou moins marquées (fig. 660) ; ponctuation forte, riduleuse ; écaillure plus fine et plus ronde que celle du pronotum laissant à nu des reliefs saillants ; calus apicaux marqués, avec une touffe dense d’écailles à son sommet ; apex élytral presque droit.

 Propygidium sans sillon médian. Pygidium un peu plus long que large, tronqué à son apex, à écaillure dense mais laissant une plage lisse sur chaque côté (fig. 645). Métépisterne large, écailleux et pileux. Métasternum à dense villosité fauve. Une petite apophyse mésosternale (fig. 634). Ventrites à dense écaillure très fine.

 Protibia fin, tridenté ; la basale faible, l’apicale peu courbe (fig. 635). Eperon interne court, situé au niveau de la dent médiane. Protarse court, à articles II-IV courts (fig. 637). Griffes bien courbées avec un denticule interne court (fig. 649). Mésotarse plus long que le mésotibia. Métafémur allongé (fig. 644). Métatibia fin, allongé, peu élargi à l’apex, sans carène transverse médiane (fig. 639). Eperons apicaux fins, égaux (fig. 641). Métatarse court, l’article I pas plus long que le II.

 Femelle : Très peu différente du mâle. S’en distingue par : la massue antennaire un peu plus courte, pas plus longue que le funicule (fig. 630) ; le dernier article des palpes maxillaires moins dilaté (fig. 632) ; les élytres un peu plus élargis avant l’apex ; les dents du protibia plus épaissies (fig. 636) ; le métatibia plus élargi à l’apex (fig. 640) ; les éperons du métatibia plus dilatés (fig. 642).

3 espèces

 Byrsalepis Brenske, 1898 : 390 (Leucopholidarum).

 Brysalepis Sharp, 1899 : 117 (err.).

 Byrsalepis Brenske ; Dalla Torre, 1912 : 180.

 Byrsalepis Brenske ; Arrow, 1943 : 779.

Byrsalepis Brenske ; Lacroix, 2010 : 141.

  Espèce type : non désignée par Brenske (deux espèces décrites dans le même article). Lacroix (2010) désigne Byrsalepis mikindana Brenske comme espèce type du genre Byrsalepis Brenske, 1898 (première espèce dans l’ordre de description et de plus mâle).


 Clé des espèces.Caractères permettant de distinguer rhodesiana de mikindana-nyassica :

rhodesiana : Avant-corps brun foncé, élytres d’un brun rougeâtre ; taille : 15-17 mm ; écaillure du dessus courte, assez ronde ; dernier article des palpes maxillaire peu élargi (fig. 653) ; pronotum étroit (rapport (1,5) (fig. 658) ; côtes élytrales bien marquées ; élytres présentant peu de plaques lisses (fig. 660) ; dent basale du protibia très peu prononcée (fig. 651) ; griffes du tarse courtes (fig. 649) ; Zambie.

mikindana-nyassica : Corps entièrement d’un brun foncé ; taille : 17-20 mm ; écaillure du dessus ovalaire ou allongée ; dernier article des palpes maxillaires bien élargi (fig. 654) ; pronotum élargi (rapport 1,4) (fig. 659) ; côtes élytrales peu marquées ; élytres présentant de nombreuse plaques lisses (fig. 661) ; dent basale du protibia prononcée (fig. 652) ; griffes du tarse allongées (fig. 650) ; Tanzanie.

Les taxons mikindana et nyassica sont peu différenciables sur les caractères externes qui peuvent leur être opposés. Par contre, la forme des paramères présente des différences notables. Ces deux taxons peuvent être distingués de la façon suivante :

 mikindana : pilosité de la tête à squamulation fine (fig. 656) ; plaque lisse du milieu du pronotum bien élargie ; écaillure élytrale ovalaire ; massue antennaire mâle un peu plus longue que le funicule (fig. 663) ; apex des paramères arrondi (fig. 648).

nyassica : pilosité de la tête à squamulation élargie (fig. 657) ; plaque lisse du milieu du pronotum plus étroite ; écaillure élytrale plus arrondie ; massue antennaire mâle pas plus longue que le funicule (fig. 664) ; apex des paramères lancéolé (fig. 647).


mikindana, mâle

rhodesiana, holotype, mâle

nyassica, holotype, femelle

nyassica, mâle, MNHU

Byrsalepis mikindana Brenske, 1898
Type au DEI, Müncheberg. Holotype mâle (17 mm). Mikindani.

 Distribution. TANZANIE : Dar es Salam (06°50’S 39°20’E, 1 mâle, MNHU) ; Morogoro près de Mikumi nat. park (06°49’S 37°20’E, 14-XII-1997, 7 ex., Werner & Lizler rec., coll. M. Lacroix) ; Lindi (10°00’S 39°21’E, II/III-1903, 3 mâles et 9 femelles, MNHU) ; Mikindani (10°16’S et 40°10’E, holotype mâle, DEI) ; Lukuledi (10°34’S 38°48’E, 2 mâles et 1 femelle, MNHU).

Zambeza (2 ex., MNHN). Afrique australe (1 mâle, MNHN).

Nota. – les localisations « Zambeza » et « Afrique australe » sont à prendre avec quelque réserve. « Zambeza » peut indiquer la région du fleuve Zambèse au Mozambique et au Zimbabwe. L’appelation « Afrique australe » peut vouloir dire cette même région.

Byrsalepis nyassica Brenske, 1898
Type au MNHU, Berlin. Holotype femelle (19 mm) avec les étiquettes suivantes : 819. Nyassa, von Oberthür (m) // Byrsalepis nyassica Type Brsk. (m) // Coll. Brenske (i) // Type (rouge) (i) // Holotypus, Byrsalepis nyassica Brenske, 1898, labelled by MNHUB 2009 (rouge) (i).

 Distribution. TANZANIE : Lac Malawi, côte est (10°30’S 35°00’E, holotype femelle, MNHU) ; Lac Nyassa (= Malawi) (Expédition Livingstone, 1 mâle, ex. Musaeo Van Lansberge, MNHN) ; Port (Itungi) sur le lac Malawi (09°35’S 33°56’E, 1 mâle et 1 femelle, M. Pueji, MNHU).

Byrsalepis rhodesiana Arrow, 1943
Type au BMNH, Londres. Holotype mâle (16 mm) avec les étiquettes suivantes : N.W. Rhodesia : Mwengwa, 15.XI.1913, H.C. Dollman (i, m) // Type (ronde, rouge) (i) // H.C. Dollman, Coll. 1919-79 (i) // Byrsalepis rhodesiana Arrow, Type (m). Edéage non disséqué.

 Distribution. ZAMBIE : Mwengwa (chûtes sur le fleuve Kafue, 1072 m) (15°17’S 25°59’E, Novembre, mâles, H.C. Dollman, BMNH).

 Historique. En 1898, dans un article intitulé « Melolonthiden aus Afrika », Brenske décrit Byrsalepis n. g. Leucopholidarun avec mikindana n. sp.  (Länge 17, Breite 10 mill, ♂, Mikindani) et nyassica n. sp. (Länge 20, Breite 11 mill., ♀, Nyassasee, von R. Oberthür erhalten, No. 819). Il indique que ce nouveau taxon est proche de Spaniolepis Kolbe. Le taxon minkidana est décrit d’après un mâle de Mikindani et nyassica d’après une femelle provenant du lac Nyassa. L’espèce type du genre n’a pas été désignée par Brenske.

 En 1912, dans son « Catalogue », Dalla Torre cite Byrsalepis Brenske, 1898, avec les espèces mikindana Brenske (Mikindani) et nyassica Brenske (Nyassasee).

 En 1943, Arrow décrit Byrsalepis rhodesiana sp. n. (15-17 mm, N.W. Rhodesia : Mwengwa, H.C. Dollman. Nov.). De nombreux exemplaires, tous mâles, ont été pris par Hereward Dollman. L’auteur compare cette nouvelle espèces avec les taxons mikindana Brenske et nyassica Brenske.

 Distribution. Tanzanie pour les taxons mikindana et nyassica. Mikindani (10°16’S et 40°07’E) est une ville du sud-est de la Tanzanie, le long de la côte, juste avant la frontière avec le Mozambique. Nyassa-See ou lac Nyassa est l’appellation ancienne pour le lac Malawi. Zambie pour le taxon rhodesania  (fig. 665).


mikindana

mikindana