palacephala

Palacephala

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Description. – Taille moyenne. Corps allongé. Avant-corps à dense pilosité (fig. 1728).

 Clypéus plat, en forme de pelle ; côtés non incisés, arrondis ; bord antérieur anguleux en son milieu ; disque peu ponctué, non pileux (fig. 1729). Sillon clypéo-frontal fortement caréné. Front ponctué, pileux. Carène frontale tuberculée ou non. Clypéus et front non alignés sur le même plan. Canthus oculaire présent. Yeux forts.

Dernier article des palpes maxillaires excavé sur le dessus. Palpes labiaux insérés ventralement, de 3 articles. Labre conique arrondi à l’apex (fig. 1731). Antennes de 10 articles ; le III pas plus long que le IV ; articles V à VII courts. Massue antennaire de 3 articles bien plus longue que le funicule.

 Pronotum transverse, à côtés non crénelés ; angles antérieurs arrondis ; marge antérieure non rebordée, sans ourlet membraneux, ciliée. Pilosité dressée abondante. Ecusson fort, ponctué et cilié.

 Elytres à côtés parallèles ; à apex droit ; calus huméraux et apicaux marqués ; suture légèrement rebordée ; disque peu pileux, sans longues soies dressées, à ponctuation forte, dense. Pygidium à pilosité assez longue. Métasternum fortement villeux.

 Protibia bidenté, à dents fortes (fig. 1735). Un éperon apical interne long placé au dessus du niveau de la dent médiane. Griffes des tarses égales, avec un denticule en dessous (fig. 1733). Pro- et mésotarse non dilatés, sans touffes de soies en dessous. Mésotibia avec deux éperons apicaux (fig. 1732). Métafémur ovalaire, fortement dilaté (fig. 1734). Métatibia court, en triangle, bien élargi avant l’apex. Carènes médianes transverses des méso- et métatibia entières. Eperons du métatibia subégaux, les deux dilatés. Tarses courts, surtout le métatarse. Article I du métatarse plus long que le II.

Femelle inconnue.


Palacephala Lacroix, 1999 : 57.

Palacephala Lacroix ; Lacroix, 2006d : 245.
Palacephala Lacroix ; Lacroix, 2007 : 313.

Espèce type : Clitopa laeviplagiata Kolbe, 1897 (Lacroix, 1999).


2 espèces

Le genre Palacephala comprend deux espèces du Mozambique : erichsoni (Klug, 1855) et laeviplagiata (Kolbe, 1897). Le taxon erichsoni a été récolté dans le sud du pays tandis que le taxon laeviplagiata provient des régions plus centrales. Ces deux espèces peuvent être distinguées d’après les caractères suivants :

—  Pilosité du front longue (fig. 1737) ; massue antennaire deux fois plus longue que le funicule (fig. 1741) ; disque du pronotum sans tubercules (fig. 1751) ; éperons apicaux du métatibia peu dilatés (fig. 1749) ; dessus du corps d’un brun assez clair   erichsoni (Klug)

—   Pilosité du front courte (fig. 1738) ; massue antennaire 1,5 fois plus longue que le funicule (fig. 1742) ; disque du pronotum avec au milieu deux tubercules délimitant une zone légèrement excavée (fig. 1752) ; éperons apicaux du métatibia fortement dilatés (fig. 1750) ; dessus du corps brun foncé   laeviplagiata (Kolbe)

Historique. – Le genre Palacephala a été créé par Lacroix (1999) pour y inclure le taxon Clitopa laeviplagiata Kolbe, 1897, espèce type du genre ainsi que les taxons Clitopa erichsoni Klug, 1855, et Cyclomera castanea Klug, 1855, ce dernier taxon inclus par la suite dans le genre Plesiopalacephala Lacroix, 2006.


Clitopa laeviplagiata Kolbe ; Dalla Torre, 1913 : 311.

Palacephala laeviplagiata (Kolbe) ; Lacroix, 1999 : 57 (espèce type du genre).

Palacephala laeviplagiata (Kolbe) ; Lacroix, 2006d : 250.
Palacephala laeviplagiata (Kolbe) ; Lacroix, 2007 : 315.
Type au Musée de Hambourg, probablement détruit.
Distribution. – MOZAMBIQUE : Lumbo, près de Moçambique (15°05’S 40°30’E) (Mozambik or., III-1983,
Králík rec., 2 mâles, in coll. Lacroix). – Mozambique (1 mâle, MNHN, sans indication de localité).


 Historique. – Le genre Clitopa est créé par Erichson d’après une courte diagnose , sans nomination d’espèce mais avec une indication de provenance : « Mozambique ». Blanchard (1850) reprend la description d’Erichson en la complétant et inclut avec description le taxon bohemani qui en devient l’espèce type par monotypie. Lacordaire (1856, page 309) établit sa description du genre d’après l’exemplaire nommé par Blanchard. Il affirme toutefois que l’espèce qui a permis à Erichson d’établir son genre n’est peut-être pas la même que celle de Blanchard provenant du Natal.

 Klug, en 1855, décrit le taxon erichsoni d’après un insecte provenant du Mozambique et l’inclut dans le genre Clitopa.

 Or il s’avère que les caractères d’erichsoni, qui est sans doute l’espèce vue par Erichson, ne correspondent plus aux caractères énoncés par la suite pour définir le genre Clitopa et dont le taxon bohemani de Blanchard est l’espèce type, porte-nom du genre validant le genre selon ses caractères, ceux énoncés par Erichson étant bien trop vagues.

 Pour ces raisons, et bien qu’Erichson ait sans doute examiné un exemplaire d’une espèce que Klug a décrite par la suite sous le nom d’erichsoni, c’est le taxon bohemani, espèce type du genre Clitopa, qui est le véritable porte-nom du genre, malgré l’erreur de jugement de Blanchard. Par la suite, Kolbe (1897) décrivit Clitopa laeviplagiata, proche d’erichsoni, et que nous désignons comme espèce type du genre Palacephala.


erichsoni

Type - MNHU

laeviplagiata