Accueil > Melolonthinae > Afrique > Leucopholini Eulepida

Description (mâle). Taille : 20 à 31 mm. Corps peu allongé, de forme ovalaire. Dessus brun rougeâtre à plus ou moins dense écaillure ovalaire blanchâtre ou jaunâtre. Certaines espèces présentent une écaillure peu abondante (kameruna).

Clypéus peu allongé, à côtés arrondis et bord antérieur bilobé, échancré au milieu (fig. 715). Sillon clypéo-frontal fin. Ponctuation de la tête enfoncée et serrée, régulière. Ecaillure du clypéus dressée, celle du front couchée. Labre allongé, bien bilobé (fig. 716). Mandibules importantes, bien visibles. Dernier article des palpes maxillaires court, fusiforme, non dilaté (fig. 727). Antennes de 10 articles ; les III et IV égaux. Massue de 3 articles, plus ou moins allongée.

Pronotum bien transverse, à côtés crénelés, arqués en partie antérieure, non ciliés ; angles antérieurs mousses, arrondis ; bord antérieur non marginé, cilié ; ponctuation fine et dense ; écaillure ovalaire dense sur tout le disque. Ecusson court, plus large que long, arrondi à l’apex, ponctué et écailleux.

Elytres à côtés arrondis, relevés en gouttière ; suture non ou faiblement rebordée ; calus huméraux et apicaux marqués ; apex élytral arrondi, peu rentré ; écaillure abondante ; généralement une touffe d’écailles plus fortes sur les calus apicaux ; pas de côtes saillantes.

Propygidium sans sillon médian. Pygidium variable, à apex arrondi, relevé ; écailleux partout (fig. 730). Métépisterne large, écailleux et pileux. Métasternum villeux. Une petite apophyse mésosternale (fig. 729). Ventrites à revêtement écailleux.

Protibia court, bidenté chez le mâle (avec quelquefois une ébauche de troisième dent basale) ; la dent apicale courte et peu courbée (fig. 719). Eperon interne inséré au niveau de la dent médiane. Protarse allongé. Griffes bien courbées avec un denticule interne important (fig. 717). Mésotarse plus long que le mésotibia (fig. 720). Métafémur allongé. Métatibia fin, peu élargi à l’apex, sans carène médiane (fig. 721). Eperons apicaux fins, inégaux (fig. 725). Métatarse peu allongé, à article I un peu plus long que le II.

Femelle : Peu différente du mâle, elle s’en distingue par les caractères suivants : corps plus massif ; massue antennaire plus courte que le funicule (fig. 723) ; protibia à dents plus fortes, la troisième dent basale souvent bien marquée (absente chez anatina, tschindeana, zambiensis) (fig. 731) ; métafémur massif ; métatibia à apex élargi (fig. 722) et éperon apical interne élargi, plus ou moins dilaté (fig. 726) ; pygidium court pas plus long que large ; tarses plus courts à articles moins allongés.

20 espèces

 Eulepida Kolbe, 1894 : 552 (clé), 554 (description, Leucopholinarum, pas d’espèce type).

 Eulepida m. ; Kolbe, 1897 : 163.

 Eulepida Kolb. ; Péringuey, 1904 : 282.

 Eulepida Klb. ; Burgeon, 1946b : 345.

 Eulepida Kolbe ; Ferreira, 1963 : 799.

 Eulepida Kolbe ; Lacroix, 1989 : 286 (espèce type indiquée : Leucopholis lepidota Klug).

 Eulepida Kolbe ; Lacroix, 2010 : 147.

 = Lepidiota Kirby ; Arrow, 1943 : 774.

 = Lepidiota Kirby, 1828 ; Decelle, 1969 : 77.

Espèce type : non fixée par Kolbe lors de l’établissement du genre Eulepida (dix espèces incluses). Lacroix (2010) désigne Leucopholis lepidota Klug, 1855 (espèce nominale originalement incluse), comme espèce type du genre Eulepida Kolbe, 1894, selon les articles 69.1 et 69A.1 du Code (ICZN, 1999).


Systématique des espèces. – Le genre Eulepida inclut des espèces qui sont difficiles à différencier sur les seuls caractères externes. L’examen des paramères de l’édéage est souvent le seul moyen de détermination. Malheureusement de nombreux types (mamboiae, nitidicollis, pagana, sansibarica) ont été décrits d’après seulement un exemplaire femelle et la validité de ces espèces peut poser problème. Les nombreuses espèces décrites d’Afrique orientale (11 d’après les auteurs) ont été distinguées, d’après leurs descripteurs (Brenske, Kolbe, Moser), surtout sur l’examen de l’écaillure du pronotum et des élytres (caractère inconstant).  L’examen systématique des édéages permet ici de clarifier cette situation et d’établir de nouvelles et indispensables synonymies.

Les paramères de l’édéage présentent des formes qui peuvent faire l’objet de trois groupes de classification : groupe I, apex des paramères arrondi et tourné vers le haut (forme ancestrale) ; groupe II, apex des paramères long, étroit, digité et tourné vers le haut ; groupe III, apex des paramères en forme de crochet et tourné vers le bas. Toutes les espèces, appartenant au genre Eulepida, peuvent se classer parmi l’un de ces trois groupes. Elles se différencient au sein de ces groupes par des différences sur la forme de ces paramères et aussi sur quelques caractères externes (longueur du pygidium, longueur de la massue antennaire, forme du protibia et de l’éperon interne, présence ou absence d’une écaillure secondaire sur les élytres, etc). Par contre, la seule prise en compte de ces caractères externes ne permet pas d’aboutir à une classification des taxons ni même à reconnaître la plupart d’entre eux, si ce n’est pour certains par leur localisation géographique.

Catalogue des espèces

et

Diaporama des espèces

Clé des espèces d’Afrique occidentale (3 espèces)

Paramères en forme de crochet recourbé vers le bas (groupe III) ; massue antennaire pas plus longue que le funicule ; pygidium pas plus long que large : baumanni, flavovestita, savagei.

1.- Ecaillure secondaire absente sur les élytres (fig. 763) ; une ébauche de dent basale au protibia (fig. 761) ; apophyse mésosternale un peu allongée (fig. 775) ; apex des paramères en crochet allongé et recourbé (fig. 757)   baumanni Kolbe

— Ecaillure secondaire bien présente sur les élytres (fig. 762) ; pas d’ébauche de dent basale au protibia (fig. 760) ; apophyse mésosternale courte (fig. 774) ; apex des paramères en crochet court, assez droit (fig. 756)   2

2.-  Ecaillure secondaire assez abondante ; écaillure principale élargie ; taille : 26-28 mm   savagei (Hope)

— Ecaillure secondaire peu abondante ; écaillure principale fine ; taille : 30 mm ; Libéria   flavovestita Moser

Clé des espèces d’Afrique centrale (3 espèces)

Paramères en forme de crochet recourbé vers le bas (groupe III) ; pas d’écaillure secondaire plus forte sur les élytres ; protibia mâle avec une ébauche de dent basale ; pygidium pas plus long que large : gracilipes, kameruna, reichei.

1.- Corps court, bien arrondi ; dessus du corps à revêtement écailleux presque absent ; massue antennaire plus courte que le funicule ; dessus élytral aplati ; apex élytral droit (fig. 772) ; écusson 1,5 fois plus large que long (fig. 766) ; angles antérieurs du pronotum arrondis (fig. 764) ; ponctuation de l’avant-corps forte, espacée, assez irrégulière ;  taille : 22-26 mm ; apex des paramères en crochet rentré (fig. 758) ; Cameroun, RCA   kameruna (Frey)

— Corps plus allongé, ovalaire ; dessus du corps à revêtement écailleux dense ; massue antennaire plus longue que le funicule ; dessus élytral arrondi ; apex élytral rentré (fig. 773) ; écusson deux fois plus large que long (fig. 767) ; angles antérieurs du pronotum légèrement marqués (fig. 765) ; ponctuation de l’avant-corps fine, serrée, régulière ; taille : 28-30 mm ; apex des paramères en crochet plus ouvert (fig. 759) ; RDC, RPC, Gabon   2

2.- Ecaillure du dessus peu élargie, fine ; pygidium court ; tarses épaissis ; article I du métatarse ne dépassant pas l’extrémité des éperons (fig. 768)   reichei (Thomson)

— Ecaillure du dessus plus élargie, plus blanche ; pygidium plus allongé ; tarses grêles ; article I du métatarse dépassant l’extrémité des éperons (fig. 769)   gracilipes Kolbe

Clé des espèces d’Afrique australe (5 espèces) (mâles)

Les trois groupes de paramères sont représentés : groupe I (lepidota, zambiensis), groupe II (anatina, tschindeana), groupe III (mashona).

1.- Apex des paramères tourné vers le haut   2

— Apex des paramères tourné vers le bas, en forme de crochet (groupe III) (fig. 776) ; Zimbabwe   mashona Arrow

2.- Apex des paramères court et arrondi (groupe I) ; pygidium pas plus long que large ; élytres avec des écailles secondaires plus fortes  3

— Apex des paramères long, étroit et digité (groupe II) ; pygidium bien plus long que large à apex relevé ; élytres sans écailles secondaires   4

3.- Apex des paramères légèrement prolongé vers le haut (fig. 737) ; pilosité du pronotum courte et dense ; calus apicaux avec une dense touffe d’écailles blanches ; angles antérieurs du pronotum bien arrondis ; Mozambique   lepidota (Klug)

— Apex des paramères en arrondi court (fig. 738) ; pilosité du pronotum allongée, moins dense ; calus apicaux avec une touffe d’écailles moins étendue et moins dense ; angles antérieurs du pronotum plus prononcés ; Zambie   zambiensis Lacroix

4.- Paramères courts à apex moins dilaté latéralement (fig. 743) ; protibia assez allongé (fig. 748) ; écaillure du pygidium fine et peu dense (fig. 750) ; Zimbabwe   anatina Brenske

— Paramères plus allongés à apex plus dilaté latéralement (fig. 744) ; protibia plus allongé et plus fin (fig. 747) ; écaillure du pygidium forte et dense (fig. 749) ; Mozambique   tschindeana Péringuey

Clé des espèces d’Afrique orientale (9 espèces) (mâles)

Les trois groupes de paramères sont représentés : groupe I (minor, nitidicollis (= kolbei), nyassica, sinuatifrons (= pagana, = sansibarica)), groupe II (werneri), groupe III (kenyensis, mamboiae (= sororia), manowensi, montana).

1.- Apex des paramères tourné vers le haut   5

— Apex des paramères tourné vers le bas, en forme de crochet (groupe III) ; massue antennaire plus longue que le funicule   2

2.- Protibia mâle avec une ébauche de dent basale (fig. 791)  3

— Protibia mâle sans ébauche de dent basale (fig. 792) ; pas d’écailles secondaires élytrales   4

3.- Paramères allongés, bien rétrécis avant l’apex (fig. 782) ; élytres avec quelques écailles secondaires plus grosses ; apex élytral droit ; écaillure de l’écusson courte et épaissie ; pygidium plus long que large ; forme plus courte et épaisse ; Kenya   kenyensis Lacroix

— Paramères courts, épaissis avant l’apex (fig. 781) ; élytres sans écailles secondaires plus grosses ; apex élytral bien rentré ; écaillure de l’écusson plus fine et plus longue ; pygidium aussi large que long ; forme ovalaire, plus allongée ; Tanzanie   manowensis Moser

4.- Bec de l’apex des paramères droit et court (fig. 780) ; écaillure du pronotum dense et courte, donnant un aspect velouté ; partie antérieure des côtés du pronotum droite ; écaillure du calus apical dense et bien blanche ; Tanzanie : Mts Usambara   montana Kolbe

— Bec de l’apex des paramères fortement recourbé vers l’intérieur (fig. 779) ; écaillure du pronotum plus longue et fine ; partie antérieure des côtés du pronotum bien incurvée faisant paraître l’angle antérieur plus prononcé ; écaillure du calus apical peu dense et peu différente de celle du reste élytral ; Tanzanie : région centrale   mamboiae Brenske ( = sororia Moser)

5.- Apex des paramères long, étroit et digité (groupe II) (fig. 745) ; pygidium bien plus long que large à apex relevé ; élytres sans écailles secondaires ; Tanzanie   werneri Lacroix

— Apex des paramères court et arrondi (groupe I) ; pygidium pas plus long que large ; élytres avec des écailles secondaires plus grosses ; Tanzanie   6

6.- Lobe apical des paramères bien arrondi sur sa partie supérieure (fig. 740) ; calus apicaux peu touffus ; pilosité du dessus épaisse   nitidicollis Kolbe ( = kolbei Moser)

— Lobe apical des paramères droit ou anguleux sur sa partie supérieure ; calus apicaux avec une touffe de grosses écailles blanches   7

7.- Taille entre 18 et 23 mm ; lobe apical des paramère redressé et droit en sa partie antérieure ; massue antennaire bien plus longue que le funicule ; pilosité du dessus épaisse ; sud-est   minor Moser

— Taille supérieure à 25 mm ; lobe apical des paramères courbé et arrondi en sa partie antérieure ; massue antennaire pas plus longue que le funicule ; pilosité du dessus fine   8

8.- Partie antérieure des côtés du pronotum bien incurvée faisant paraître l’angle antérieur plus prononcé ; clypéus étroit ; côtés élytraux assez droits ; région du lac Nyassa   nyassica Kolbe

—  Partie antérieure des côtés du pronotum peu incurvée, l’angle antérieur mousse ; clypéus large ; côtés élytraux arrondis ; centre et est   sinuatifrons (Fairmaire) ( = pagana Kolbe, sansibarica Kolbe) 

Clé des espèces du groupe I (mâles)

Apex des paramères court et arrondi, légèrement dirigé vers le haut ; pygidium pas plus long que large ; élytres avec des écailles secondaires plus fortes ; protibia sans ébauche de troisième dent basale.

1.- Apex élytral fortement rentré, arrondi ; espèces d’Afrique australe  2

— Apex élytral, non rentré, droit ; espèces de Tanzanie   3

2.- Apex des paramères légèrement prolongé vers le haut (fig. 737) ; pilosité du pronotum courte et dense ; calus apicaux avec une dense touffe d’écailles blanches ; angles antérieurs du pronotum bien arrondis ; Mozambique, Zimbabwe   lepidota (Klug)

— Apex des paramères en arrondi court (fig. 738) ; pilosité du pronotum allongée, moins dense ; calus apicaux avec une touffe d’écailles moins étendue et moins dense ; angles antérieurs du pronotum plus prononcés ; Zambie   zambiensis Lacroix

3.- Lobe apical des paramères bien arrondi sur sa partie supérieure (fig. 740) ; calus apicaux peu touffus ; pilosité du dessus épaisse ; nord-est   nitidicollis Kolbe ( = kolbei Moser)

— Lobe apical des paramères droit ou anguleux sur sa partie supérieure ; calus apicaux avec une touffe de grosses écailles blanches   4

4.- Taille entre 18 et 23 mm ; lobe apical des paramère redressé et droit en sa partie antérieure (fig. 739) ; massue antennaire bien plus longue que le funicule ; pilosité du dessus épaisse ; sud-est   minor Moser

— Taille supérieure à 25 mm ; lobe apical des paramères courbé et arrondi en sa partie antérieure (fig. 741) ; massue antennaire pas plus longue que le funicule ; pilosité du dessus fine   5

5.- Partie antérieure des côtés du pronotum bien incurvée faisant paraître l’angle antérieur plus prononcé ; clypéus étroit ; côtés élytraux assez droits ; région du lac Nyassa   nyassica Kolbe

—  Partie antérieure des côtés du pronotum peu incurvée, l’angle antérieur mousse ; clypéus large ; côtés élytraux arrondis ; centre et est   sinuatifrons (Fairmaire) ( = pagana Kolbe, sansibarica Kolbe) 

Nota : Les taxons nitidicollis, minor, nyassica et sinuatifrons forment un groupe bien homogène et sont difficilement différenciables par les caractères externes. Seul l’examen des paramères permet de vraiment les distinguer. De plus, les taxons nitidicollis et sinuatifrons se retrouvent dans les mêmes zones géographiques. Le principal critère externe pour les distinguer est la forme de la pilosité dorsale (épaisse chez nitidicollis et fine chez sinuatifrons).

nitidicollis : Pilosité du dessus forte et épaisse. Angles antérieurs du pronotum droits. Massue antennaire un peu plus longue que le funicule.

sinuatifrons : Pilosité du dessus fine. Angles antérieurs du pronotum arrondis. Massue antennaire pas plus longue que le funicule.

Clé des espèces du groupe II (mâles)

Apex des paramères long, étroit et digité vers le haut ; massue antennaire bien plus longue que le funicule ; protibia sans ébauche de dent basale ; pygidium bien plus long que large à apex relevé ; élytres sans écailles secondaires plus grosses.

1.- Ecaillure du pronotum et des élytres courte (fig. 753) ; ponctuation de l’écusson fine (fig. 752) ; protibia allongé avec l’apex des dents aigu   2

— Ecaillure du pronotum et des élytres longue, plus forte (fig. 754) ; ponctuation de l’écusson forte (fig. 751) ; protibia court avce l’apex des dents plus arrondi ; paramères à apex bien digité, en forme de feuille (fig. 745) ; Tanzanie   werneri Lacroix

2.- Paramères courts à apex moins dilaté latéralement (fig. 743) ; protibia assez allongé ; écaillure du pygidium fine et peu dense (fig. 750) ; Zimbabwe   anatina Brenske

— Paramères plus allongés à apex plus dilaté latéralement (fig. 744) ; protibia plus allongé et plus fin ; écaillure du pygidium forte et dense (fig. 749) ; Mozambique   tschindeana Péringuey

Répartition des espèces selon la forme des paramères

Groupe I : lepidota, minor, nitidicollis, nyassica, sinuatifrons, zambiensis

Groupe II : anatina, tschindeana, werneri

Groupe III : baumanni, flavovestita, gracilipes, kameruna, mamboiae, manowensis, mashona, montana, reichei, savagei, kenyensis


kenyensis
caractères génériques

Paramères - groupe I

Groupe II

Groupe III

Groupe III

Distribution. Le genre Eulepida a une répartition afrotropicale et les espèces se retrouvent dans toutes les sous-régions au sud du Sahara, mais plus particulièrement en Afrique orientale (fig. 732).

Nombre d’espèces valides en Afrique occidentale : 3 (du Sénégal au Cameroun).

Nombre d’espèces valides en Afrique centrale : 3 (toute la région sauf l’Angola).

Nombre d’espèces valides en Afrique orientale : 9 (absent d’Ethiopie, Ouganda ?).

Nombre d’espèces valides en Afrique australe : 5 (Zambie, Zimbabwe, Mozambique ; absence en Afrique du Sud, Namibie, Botswana).

Sous-région occidentale : Trois bonnes espèces. Les espèces se répartissent au Sénégal (1), Gambie (1), Guinée (1), Libéria (2), Sierra Léone (1), Côte d’Ivoire (2), Ghana (1), Togo (1), Bénin (1), Nigéria (1). Le taxon savagei est présent dans toute la partie occidentale. Les deux autres taxons ont une répartition plus restreinte.

Sous-région centrale : Trois bonnes espèces. Les espèces se répartissent au Cameroun (1), RCA (1), Gabon (1), RPC Brazzaville (1), RDC Zaïre (2).

Sous-région australe : Cinq bonnes espèces. Une nouvelle espèce est décrite par Lacroix (2010) : zambiensis de Zambie. Les espèces se répartissent en Zambie (1), au Zimbabwe (2) et au Mozambique (2).

Sous-région orientale : Neuf bonnes espèces. Quatre espèces ont été mises en synonymie : kolbei Moser avec nitidicollis Kolbe ; pagana Kolbe, sansibarica Kolbe avec sinuatifrons Fairmaire ; sororia Moser avec mamboiae Brenske. Deux nouvelles espèces sont décrites par Lacroix (2010) : werneri de Tanzanie et kenyensis du Kenya. Les espèces se répartissent en Tanzanie (8), au Kenya (1) et en Somalie (1).


Répartition du genre

Répartition des espèces selon les groupes
Centre d’origine : Tanzanie

Pour approfondir les connaissances sur ce genre, il sera utile de consulter les ouvrages et articles suivants :


2010. Melolonthinae afrotropicaux, Genera et Catalogue (Coleoptera, Melolonthidae). 1-277, 140 planches de figures et 52 planches couleur. Paris : Editions M. Lacroix.

2013. Contribution à la connaissance des Melolonthidae afrotropicaux. 29 pages, 92 photos couleur. Editions Lacroix, Collection Hannetons.
2015. Deuxième contribution à la connaissance des Melolonthinae afro-tropicaux. Le Coléoptériste, 18 (1) : 41-45, 15 fig.


Historique. Le genre Eulepida a été créé par Kolbe en 1894 pour des taxons classés auparavant parmi les genres Lepidiota ou Leucopholis. Arrow (1943) conteste la validité du genre Eulepida et considère que les taxons africains classés parmi le genre Eulepida ne sont pas différents de ceux asiatiques classés parmi le genre Lepidiota Kirby.

En 1842, dans un article intitulé « On some new Insects from Western Africa », Hope décrit Lepidiota Savagei Hope. Espèce proche de Mel. Commersoni. Il indique que c’est la première fois qu’une espèce du genre Lepidiota est décrite du continent africain, bien que ce genre soit présent dans l’île de Madagascar. Mel. Sommeri, des musées français appartient à un autre genre.

En 1855, dans « Diagnosen neuer Coleoptera aus Mossambique », Klug décrit brièvement Leucopholis lepidota du Mozambique (Tette).

En 1856, dans son « Genera des Coléoptères, tome troisième », Lacordaire indique, pour le genre Lepidiota Hope, en note de bas de page : « M. Hope a décrit une Lepidiota Savagei de la côte de Guinée qu’il dit voisine du Mel. Commersonii d’Olivier ; dès lors, peut-être est-ce une Encya ».

En 1858, dans « Histoire naturelle des Insectes et des Arachnides recueillis pendant un voyage fait au Gabon en 1856 et en 1857 par M. Henry C. Deyrolle » , Thomson décrit sommairement la nouvelle espèce Proagosternus ? Reichei (Long. 30 mm). Cette espèce est illustrée en couleur (planche III, fig. 3) sous le nom de Proagosternus ? gabonicus Thomson.

En 1862, Klug (in Peters) redécrit Leucopholis lepidota nova spec. du Mozambique. L’espèce est illustrée planche XV, figure 5.

En 1869, dans leur « Catalogus Coleopteroum », Gemminger & Harold citent Proagosternus Reichei Thoms. (Gabon) ; Tricholepis lepidota Klug (Mozambique) ; Tricholepis Savagei Hope (Guinea).

En 1871, dans « Beitrag zur Insektenfauna von Zanzibar », Gerstaecker cite Leucopholis lepidota Klug des côtes du continent et de l’île de Sansibar.

En 1873, dans « Die Gliederthier-Fauna des Sansibar-Gebietes », Gerstaecker cite Leucopholis lepidota Klug des côtes du continent et de l’île de Sansibar (Cooke).

En 1886, dans « Scarabaeides, Buprestides et Cérambycides de l’Afrique occidentale », Lansberge décrit Lepidiota unicolor spec. nov. (long. 28 mm), voisin de L. lepidota Klug et Savagei Hope, dont il se distingue par le manque de squamules blanches isolées. Il indique aussi que cette nouvelle espèce pourrait être identique au taxon Proagosternus Reichei Thomson dont la description sommaire ne permet pas de l’affirmer.

En 1887, dans « Coléoptères des voyages de M. G. Révoil chez les Somâlis et dans l’intérieur du Zanguebar », Fairmaire décrit le nouveau taxon Lepidiota sinuatifrons (Long. 24 mm) (Somâlis sud). Espèce récoltée au cours du second voyage de M. G. Révoil sur la côte de Somalie.

En 1887, dans les Compte-rendus des séances de la Société entomologique de Belgique, Preudhomme de Borre indique que l’exemplaire type du P. reichei Thomson se rapporte complètement à la description de Lansberge (Lepidiota unicolor) et qu’il ne lui paraît pas possible que ce ne soit pas la même espèce. Il indique aussi que le taxon reichei décrit par Thomson, et qu’il a pu examiner au Musée royal de Belgique, doit plutôt être rattaché au genre Lepidiota qu’au genre Proagosternus.

En 1888, dans un article intitulé « Beiträge zur Kenntniss der Koleopteren-Fauna von Central-Afrika nach den Ergebnissen der Lieutenant Wissmann’schen Kassai-Expedition 1883 bis 1886 », Quedenfeldt décrit Ancylonycha carmelita (n. sp.) (Long. 18 mill.).

En 1892, dans « Beitrag zur Kenntniss der Gattungen Lepidiota und Leucopholis », Brenske réalise une révision de ces deux genres. Les genres sont décrits et comparés aux genres voisins. Il compare les Leucopholiden  aux Rhizotrogiden et Schizonychiden et indique certains genres devant appartenir à ces groupes. Il cite, pour la région afrotropicale, page 39, les espèces suivantes : Savagei Hope (Tricholepis), sinuatifrons Frm. (gruppe VII) ; Reichei Thoms. (= unicolor Lansbg.), lepidota Klg. (gruppe VIII) ; carmelita Quedf. (Gruppe XII). Il décrit les nouvelles espèces suivantes : Lepidiota africana (Long. 26mm, Senegal) (page 48) qui appartiendra plus tard au genre Lepidomela et Lepidiota Quedenfeldti (Long. 35mm, Aduma, Deyrolle, proche de Dohrni Quedf., Gruppe XII) (page 50) qui appartiendra plus tard au genre Pholidochris. En page 60, il fait des remarques sur Lepidiota sinuatifrons Fairmaire en indiquant qu’il possède des exemplaires de Bogamoyo et de Zanzibar qui pourraient correspondre au type de Fairmaire, qu’il n’a pu examiner. Il possède aussi un exemplaire de Aduma (Ogowe, Deyrolle) (Westküste Afrikas) qui semble aussi très proche de sinuatifrons.

En 1894, dans un article intitulé « Beiträge zur Kenntniss der Melolonthiden, I. Uebersicht der Melolonthinen, Leucopholinen und Schizonychinen Africas », Kolbe établit une clé des sous-familles de Melolonthidae : Melolonthinae, Leucopholinae, Schizonychinae. Il crée un certain nombre de genres nouveaux, dont le genre Eulepida n. g. Leucopholinarum et le compare aux genres Lepidiota et Leucopholis (clé page 552, description page 554). Kolbe ne nomme pas d’espèce type pour le genre Eulepida. Il inclut dans ce nouveau genre les espèces suivantes : nitidicollis Brenske (30mm, un seul exemplaire femelle, Sansibar, Hildebrandt) ; gracilipes n. sp. (1 mâle, 27,5 mm, Unteren Kongo, Teusz, proche de savagei Hope) ; pagana n. sp. (1 femelle, 26 mm, Ugogo, Deutsch-ostafrika, Dr F. Stuhlmann, juin 1890, proche de sansibarica) ; lepidota Kl. (Tette und Quilimane, Mosambik) ; nyassica n. sp. (1 couple, mâle = 26 mm, femelle = 29 mm, Nyassa-See, proche de sinuatifrons) ; sinuatifrons Fairm. (mâle = 24 mm, femelle = 29 mm, Tanga, Deutsch-Ostafrika, mars et avril 1893, O. Neumann) ; sansibarica n. sp. (27-29 mm, Sansibar : Decken, Hildebrandt ; Dar-es-Salaam : Conradt ; proche de sinuatifrons) ; montana n. sp. (30-32 mm, Derema dans l’Usambara, 850m, octobre 1891, Conradt, proche de sinuatifrons) ; baumanni n. sp. (25-27 mm, mâle et femelle, Misahöhe au Togo, mai et juin 1893, E. Baumann, proche de montana) ; reichei Thoms. (Kamerun ; Lepidiota unicolor Lansb. ist nach Fairmaire mit reichei Thoms. identisch).

En 1896, dans « Neue Melolonthiden aus Africa und Asien », Brenske décrit les nouvelles espèces suivantes : Eulepida Oberthüri (27-30 mm, Sherbro, Africa occ., proche de sinuatifrons) ; Eulepida nitidicollis (29 mm, femelle, Mamboia et Lujenda, Africa orient., espèce décrite par Kolbe, 1894) ; Eulepida mamboiae (28-30 mm, femelle, Mamboia, Africa orient., proche de nitidicollis) ; Eulepida anatina (25-26 mm, Matabele, Africa orient.)

En 1897, dans « Die Käfer Deutsch-Ost-Afrikas »,  Kolbe cite, pour le genre Eulepida, les espèces suivantes : 1. E. nitidicollis m. (Sansibar-Küste, Mamboia, Lujenda) ; 2. E. pagana m. (Ugogo) ; 3. E. nyassica m. (Nyassa-See) ; 4. E. sinuatifrons Fairmaire (Somali, Tanga) ; 5. E. sansibarica m. (Sansibar, Dar-es-Salaam) ; 6. E. montana m. (Usambara, Derema, Nguelo, Tewe) ; 7. E. mamboiae Brenske (Mamboia) ; 8. E. bagamoyana n. Brenske (Bagamoyo).

En 1898, dans « Melolonthiden aus Afrika », Brenske cite les espèces suivantes : Eulepida nitidicollis m. (Dar-es-Salaam) ; Eulepida sinuatifrons Fairm. (Dar-es-Salaam) ; Eulepida diversa Kolbe (Usambara).

En 1902, dans « On Rutelid and Melolonthid Beetles from Mashonaland and East Africa », Arrow décrit Eulepida mashona sp. n. (25-29 mm, Mashonaland, Salisbury, G. Marshall, BMNH).

En 1904, dans son « Catalogue of the Coleoptera of South Africa », Péringuey redécrit le genre Eulepida Kolb. en indiquant que les caractères de l’écaillure, utilisés pour distinguer les espèces, par leur variabilité ne semblent pas toujours sûrs. Il inclut dans ce genre quatre espèces présentes dans la région. Ce sont : Eulepida mashona Arrow (25-29 mm, Southern Rhodesia : Salisbury, between the Zambesi and Limpopo Rivers, Buluwayo) ;  Eulepida anatina Brensk. (26-33 mm, Southern Rhodesia : Sebakwe, Umtali) ; Eulepida tschindeana n. sp. (27,5 mm, mâle, Mozambique : Beira) ; Eulepida lepidota Klug (Mozambique : Tette-Quilimane).  

En 1912, dans son « Catalogus », Dalla Torre cite, parmi le genre Eulepida Kolbe, les 16 espèces suivantes : anatina Brenske, 1896 (Ostafrika, Süd-rhodesia) ; Baumanni Kolbe, 1894 (Deutsch-Südwest-afrika) ; gracilipes Kolbe, 1894 (Unterer Kongo) ; lepidota Klug, 1855 (Mozambique) ; mamboiae Brenske, 1896 (Ostafrika) ; mashona Arrow, 1902 (Mashonaland, Süd-rhodesia) ; montana Kolbe, 1894 (Usambara) ; nitidicollis Kolbe, 1894 (Westafrika, Zanzibar) ; nyassica Kolbe, 1894 (Nyassasee) ; Oberthüri Brenske, 1896 (Westafrika) ; pagana Kolbe, 1894 (Ugogo) ; Reichei Thoms., 1858 (= unicolor Lansb., 1886 ; Westafrika : Gabun, Kamerun) ; sansibarica Kolbe, 1894 (Zanzibar, Dar-es-Salaam) ; Savagei Hope, 1842 (Guinea) ; sinuatifrons Fairm., 1887 (Somaliland, Zanzibar, Bagamoyo) ; tschindeana Péring., 1904 (Mozambique).

En 1913, Moser décrit cinq nouvelles espèces appartenant au genre Eulepida. Ce sont : Eulepida Kolbei n. sp. (28 mm, Deutsch Ost Afrika, proche de sansibarica Klb.) ; Eulepida minor n. sp. (21-22 mm, mâles, Deutsch Ost Afrika : Lindi, proche de sansibarica klb.) ; Eulepida flavovestita n. sp. (30 mm, 1 mâle, Liberia, proche de Reichei Thoms.) ; Eulepida sororia n. sp. (28 mm, 1 mâle, Deutsch Ost Afrika : Upangwa, proche de mashona Arrow) ; Eulepida manowensis n. sp. (27 mm, 1 mâle, Deutsch Ost Afrika : Manow, proche de mashona Arrow).

En 1943, dans « Systematic Notes on the Melolonthine Beetles belonging to the Genus Lepidiota and some related Genera », Arrow argumente sur le fait que le genre Eulepida créé par Kolbe pour des espèces africaines ne présente pas de différences significatives avec le genre Lepidiota Kirby, regroupant des espèces orientales et australiennes. Arrow s’étonne aussi que Brenske ait transféré dans le genre Lepidiota le taxon Ancylonycha carmelita Qued., qu’il n’a sans doute pas vu et qui d’après Arrow est un insecte bien particulier par la forme de ses griffes. Arrow décrit Lepidiota leonina sp. n. (Sierra Leone) et Lepidiota agilis sp. n. (Gold Coast). Ces deux espèces ont été placées par la suite par Lacroix dans le genre Spaniolepis Kolbe (agilis en 2009 ; leonina dans le présent ouvrage). Arrow souligne aussi que les critères de distinction utilisant la forme et la couleur de l’écaillure et définis par Brenske et Kolbe pour séparer les différentes espèces du genre Eulepida ne sont pas probants. Ainsi, Arrow pense que les spécimens de nitidicollis, tous des femelles et les spécimens de anatina, des mâles, formeraient le même taxon. Il en est de même pour mamboiae Brenske qui serait une forme jaune de la femelle.    

En 1946, dans « Melolonthini et Pachydemini du Congo belge », Burgeon cite et décrit trois taxons appartenant au genre Eulepida et présents dans cette région. Ce sont : Eulepida Reichei J. Thoms. (24-29 mm, Mayumbe, Zila Zambi, Makaia N’tete, Budjala, Elisabetha ; AEF : Malembe) ; Eulepida gracilipes Klb. (27,5 mm, 2 femelles du Mayumbe) ; Eulepida sp. apud. nyassica Klb. (26 mm, un mâle du Vieux Kasongo ?).

En 1950, dans « Coléoptères Melolonthini de Madagascar », Dewailly décrit Eulepida lepidota Klug de Mayotte (Amiral Vignes).

En 1963, dans son « Catalogo dos Coleopteros de Moçambique », Ferreira cite Eulepida lepidota Klug et Eulepida tschindeana Péringuey du Mozambique sans autre indication sur les localités.

En 1969, dans « Contribution à la connaissance de la faune entomologique de la Côte d’Ivoire, Coleoptera Melolonthidae Leucophilinae », Decelle met en synonymie Eulepida Kolbe, 1894, avec Lepidiota Kirby, 1828. Il établit de même la synonymie entre Eulepida oberthuri Brenske, 1896, et Lepidiota savagei (Hope, 1842) (Syn. nov.) sans toutefois la justifier. Durant son séjour, il récolta des exemplaires de Lepidiota savagei (Hope) avec les localités suivantes : Bingerville (XI-1962 et XI-1963, 4 ex.) ; Divo (X et XII-1962 ; IX, X, XI-1963 ; 7-IV-1964, 9 ex.) ; Zepreghé (IV-1961, 1 ex.).

En 1972, Frey décrit Lepidiota kameruna n. sp. du Cameroun (19-20 mm, 6 femelles et 1 mâle, Kamerunberg, 1260 m ; Kamerun Buca, 1000 m ; leg. W. Hartwig und Victoria leg. Preuss. XI-1957, Type au Museum de Bonn, Paratypes in collection Frey et Museum Berlin).

En 1989, dans « Insectes Coléoptères Melolonthidae, Faune de Madagascar », Lacroix redécrit le genre Eulepida Kolbe.  Il indique Leucopholis lepidota Klug comme espèce type du genre, mais sans la désigner d’une façon officielle. Il décrit Eulepida lepidota mayottensis n. subsp. de Mayotte et compare cette sous-espèce avec la sous-espèce nominative qui se trouve au Mozambique.
        En 2010, Lacroix décrit trois nouvelles espèces : kenyensis du Kenya, werneri de Tanzanie et zambiensis de Zambie. Une étude complète du genre est incluse dans ce Genera.